Coordonner un programme de science participative


Les sciences participatives est une méthode de sensibilisation à l'environnement par l'implication des citoyens dans une démarche de développement des connaissances par la production d'informations utiles à la recherche. Pour y parvenir, il est de rigueur de mettre en dialogue les besoins et les contraintes de la recherche avec ceux d'un public cible qui deviendra l’opérateur d'une part du protocole. Le coordinateur à là une place cruciale qui consiste à construire un projet dont les moyens déployés soient en accords avec les besoins de la recherche comme la reproductibilité et la fiabilité des données.

La coordination d'un tel projet est spécifique est requiert une écoute des besoins et contraintes des deux parties. Egalement, il semble préférable que la personne chargé de la coordination puisse faire preuve de rigueur scientifique tout en ayant une aisance dans la gestion de projets avec une bonne approche des publics.


Etape 1:

Questionner les acteurs du projet sur leurs besoins, leurs moyens

Comme dit précédemment, la construction d'un programme de sciences participatives nécessite la mise en dialogue de deux parties, le domaine de la recherche avec une structure tourné vers le public tel qu'une association, un musée, une école etc. Chaque partis aura tendance à rester sur ses manières de voir les choses, et de construire un projet. La première étape de tout projet de science participative est alors de s'assurer de bien faire clarifier les demandes, de chacun.
Là est également un enjeu de la science participative, donner de la visibilité au public sur le métier de chercheur tout en permettant aux chercheurs de s'ouvrir à des démarches citoyennes d'ouvrir leurs travaux aux communs.

  • Les points de vigilances

Le tableau ci-dessous présente les spécificités à chaque partis auquel il faut faire particulièrement attention pour définir ensemble les objectifs d'un projet de science participative.

Du côté des scientifiques

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  • Bien clarifier les contraintes liés aux besoins de données
    • Quantité
    • Qualité
    • Reproductibilité
    • Diffusion et traitement
  • Etudier la bibliographie de l'équipe de recherche pour en cerner le contexte et bien comprendre l'utilité d'une démarche en sciences participative

Du côté de la structure relais

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  • Définir le public atteignable
    • Nombre
    • Qui ? Quelle tranche d'age ?
    • Éventuels savoirs faire spécifiques
    • Quel matériel à disposition
  • Définir une période de sollicitation
  • Etudier le niveau de connaissance des futurs participants sur le sujet



Etape 2 :

Définir des objectifs communs

Avec les résultats des entretiens visant à expliciter les besoins et les moyens des deux parties, on peut passer à l'étape qui consiste à définir les objectifs communs. Le coordinateur ou un partie neutre pourra effectuer une synthèse des entretiens de clarifications recueillis et les exposer l'or d'une réunion rassemblant tous les acteurs du futur projet. Cette réunion peut se conduire de divers moyens :
  • Avoir prédéfini une formulation des objectifs, les avoirs organisés (ex : Arbre à objectifs). On peut alors envoyer par courriel le document en avance aux participants afin qu'ils en prennent connaissance. La réunion servir à discuter des formulations et à en adopter une version finale en veillant à ce qu'ils conviennent à tous.
  • Reformuler ce qui a été dit de chaque bords en veillant à permettre aux intéressés de corriger tout en respectant ce qui aura été dit lors de la clarification. Puis définir des objectifs ensemble en utilisant par exemple un outil d'animation tel qu'un brainstorming.



https://www.cairn.info/revue-d-economie-regionale-et-urbaine-2017-5-page-797.htm#

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